LE PROJET

Prendre soin de notre ville et de ses habitant·es, s’engager dans une transition responsable pour que le changement se construise avec toutes et tous !
Le projet de Demain Chambéry a été construit sur la base du travail mené par Chambéry en Commun et Chambé citoyenne au premier tour, dont les propositions sont déjà très largement convergentes.

Notre programme tient compte de la crise actuelle. Nous serons attentifs à ses évolutions et nous adapterons pour assurer la reprise de la vie sociale et économique de Chambéry. Nous restons à l’écoute des propositions des habitant·es pour parfaire nos réponses aux difficultés nouvelles nées de la crise.

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LE POUVOIR AUX CITOYEN·NES

Mesures clefs

  • Des conseils de quartier actifs et des commissions participatives 
  • Des partenariats dans la durée avec les associations (sport, culture, solidarité, international…)
  • Un plan d’urgence pour les associations touchées par la crise pour préserver l’emploi
  • Un droit d’interpellation au Conseil municipal avec devoir de réponse 
  • Un observatoire de la démocratie locale pour une transparence de l’action des élu·es
  • Chaque élu·e remplira une déclaration d’intérêt afin de prévenir tout conflit d’intérêt

Mesures détaillées 

Des Etats Généraux pour rebâtir la démocratie locale

  • Organiser des Etats Généraux de la Démocratie Locale dès le début du mandat avec trois objectifs : informer et mobiliser les habitant·es, élaborer des instances de participation citoyenne et leur fonctionnement, définir les priorités et les étapes de leur mise en place.

Ces Etats Généraux traiteront non seulement de la revitalisation d’instances existantes (Conseil de quartier) mais en définiront également de nouvelles (Maison de la Citoyenneté, Observatoire de la démocratie locale / des engagements municipaux, Comités participatifs adossés aux commissions municipales, Conseil municipal des jeunes et des aînés, budget participatif) et de réfléchir à de nouvelles modalités de décision (référendum local). Leurs propositions seront reprises et mises en oeuvre par le conseil municipal.

Construire ensemble les politiques publiques avec les habitant·es

  • Co-construire les projets municipaux d’importance (impact durable sur la vie des habitant·es ou leur environnement, investissements conséquents) en incluant les élu·es, les services, les citoyen·nes, les habitant·es et les usager·es .
  • Mettre en place des commissions (dites “extra-municipales”) participatives, adossées aux commissions municipales (permanentes ou pour un projet particulier), composées d’élu·es référent·es, d’habitant·es, d’usager·es et des agent·es des services concernés. Elles seront les lieux de préparation des délibérations et d’émergence de nouvelles propositions. Les commissions municipales s’appuieront sur le travail de ces commissions participatives. Par ailleurs, le fonctionnement municipal respectera la minorité notamment en lui proposant la coprésidence d’au moins une commission.
  • Réactiver et amplifier le rôle des conseils de quartiers, retravailler leur périmètre géographique (cohérence du territoire et du sentiment d’appartenance des habitant·es), avec un droit d’interpellation du Conseil Municipal, un budget de fonctionnement et des compétences renforcées (par exemple : gestion des événements culturels, ciné clubs, etc.).

Soutenir et développer le pouvoir d’agir des habitant·es

  • Mettre en place un budget participatif (d’investissement), à l’échelle des quartiers et/ou de la ville, pour développer les projets des habitant·es qui répondront à des critères d’intérêt général.
  • Créer les “Maisons de la citoyenneté”, un réseau des mairies de quartier en lien avec la maison des associations. En faire un lieu d’information, de formation et d’accompagnement des initiatives citoyennes. Ouvrir tous ces lieux aux réunions et manifestations citoyennes.
  • Soutenir les associations avec des conventions pluriannuelles pour leur donner de la visibilité, favoriser les coopérations/complémentarités, former les bénévoles et valoriser leur engagement y compris dans l’attribution des subventions, qui sera faite de façon transparente et cohérente. Lancer un plan d’urgence pour les associations touchées par la crise.
  • Créer du lien entre la vie de quartier, les associations et la municipalité avec un interlocuteur dédié, des forums des associations par quartier quand c’est pertinent. Proposer des locaux pour une matériauthèque mutualisée à disposition des festivals locaux.

Transparence et écoute réelle

  • S’engager à répondre systématiquement aux interpellations : tou·tes les habitant·es pourront interpeller les élu·es municipaux, par voie pétitionnaire ou par un collectif (conseils de quartiers, d’écoles, associations, etc.).
  • Créer un observatoire indépendant de l’action municipale, ouvert aux citoyen·nes pour suivre la réalisation des engagements de l’équipe municipale (si possible, en lien avec l’agglomération). Celui-ci évaluera notamment le respect des priorités du programme : défense de intérêt général, participation à la transition écologique, justice sociale, santé pour tou·tes, égalité femmes/hommes et réduction de la pauvreté.
  • En lien avec l’observatoire, proposer de créer des comités d’usagers chargés de suivre la gestion des services ou équipements publics qui ont été délégués à des groupes privés, afin d’en assurer un pilotage rigoureux, en choisissant la gestion directe lorsqu’elle est plus efficace.
  • Mettre à disposition du public, à la fois sur internet, dans les mairies de quartier et dans le bulletin municipal retravaillé, les documents présentés à l’ensemble des élus, accompagnés d’un court résumé « non technique » (quand il s’avère pertinent), ainsi que les données liées dans un format réutilisable (open data).
  • Faciliter la présence des citoyen·es au Conseil Municipal et réfléchir à l’organiser dans les quartiers.

Ce projet est complété d’un pacte de gouvernance qui détaille la méthode de l’équipe municipale que nous voulons mettre en place.

Mesures clefs

  • Un renforcement du lien social avec les personnes âgées et davantage de services à domicile
  • Une gratuité des services publics (crèches, bus… ) pour les personnes à faibles revenus
  • Une présence de proximité et des actions de prévention pour que chacun·e se sente en sécurité
  • L’égalité femmes-hommes et la lutte contre les discriminations au cœur de notre action

 

Des services de proximité et plus accessibles 

  • S’engager pour le maintien des services publics dans les quartiers : rétablir les mairies de quartier et leurs services de proximité auprès des habitants (démarches administratives, informations générales, rencontres avec les élu·es, etc.).
  • Désigner un adjoint pour chaque quartier chargé de prendre en considération les préoccupations des habitant·es et faire le lien avec les services adéquats. 
  • Organiser des « balades urbaines » dans chaque quartier avec habitant·es, élu·es et service pour établir un diagnostic partagé, améliorer l’entretien des espaces publics et du mobilier urbain.
  • Accompagner la transition vers les démarches en ligne en aidant les usager·es grâce à du personnel dédié et formé dans chaque mairie de quartier.

 

Lutter pour l’égalité et contre les discriminations

  • Mettre en place un Conseil de laïcité/du vivre-ensemble pour favoriser et faciliter le dialogue inter-religieux. Promouvoir les valeurs de la République et la laïcité, notamment grâce à la formation des agent·es et des partenaires.
  • Lutter contre toutes les formes de racisme et d’antisémitisme et défendre les droits des personnes LGBT.
  • Inclure un volet « égalité femmes-hommes » dans tous les projets municipaux et créer un observatoire des inégalités de genre.
  • Créer un conseil consultatif en lien avec l’Etat pour les résident·es étranger·es, avec les habitant·es et les associations, et signer la charte de l’association nationale des villes et territoires accueillants pour les personnes exilées.
  • S’engager, y compris financièrement, pour créer ou consolider les dispositifs nécessaires contre les violences faites aux femmes : Contrat Local sur les Violences Sexuelles et Sexistes, « Téléphone femmes en grave danger », poste d’intervenante sociale au commissariat, aide aux associations. Développer les solutions d’hébergement d’urgence ou de relogement, d’éloignement des agresseurs et de prévention de la récidive.

Présence et prévention pour assurer la sécurité de tou·tes

  • Réaffirmer le rôle de la police municipale au service des citoyen·nes et concentrer ses interventions sur les problèmes du quotidien, en complémentarité avec la police nationale et en rencontrant régulièrement les autorités préfectorales, les forces de police, le Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CLSPD) d’une part, et l’institution judiciaire d’autre part.
  • Poursuivre l’investissement de la Ville dans le fonctionnement du Groupe Local de Traitement de la Délinquance et dans le Groupe d’Appui Local de prévention de la radicalisation.
  • Évaluer de façon transparente l’efficacité de la vidéosurveillance, en cas de maintien créer un comité d’éthique sur son usage et présenter régulièrement en Conseil municipal son impact.
  • Renforcer le dialogue entre la population et les forces de police, en lien avec les conseils de quartier.
  • Créer une brigade environnementale au sein de la police municipale, chargée de lutter contre les incivilités, d’établir des PV pour atteinte à la salubrité publique et à l’environnement, et d’en assurer le suivi.
  • En lien avec les bailleurs sociaux, développer un réseau de correspondant·es d’immeubles.
  • Créer le Conseil de la nuit pour concilier les animations et activités nocturnes et tranquillité du voisinage, et étendre la médiation urbaine de soirée vers le Faubourg Montmélian et Curial, et ponctuellement sur tout secteur de la ville momentanément impacté.

Renforcer la solidarité avec les plus fragiles

    • Garantir l’accès aux services municipaux : harmoniser les tranches de quotient familial d’accès aux services municipaux, avec la gratuité pour les plus modestes et une médiation auprès des usager·es pour leur donner un accès réel à leurs droits.
    • Renforcer et soutenir l’offre de services adaptés aux personnes vivant sous le seuil de pauvreté (épicerie sociale, location longue durée de matériel pédagogique pour les enfants, etc.).
    • Expérimenter le dispositif « Paniers bio accessibles » en partenariat avec des agricultrices et agriculteurs locaux et les centres sociaux.
    • Faire en sorte que les lieux d’accueil d’urgence, rénovés et entretenus, soient ouverts tous les jours, toute l’année en lien avec les services de l’Etat.
    • Mettre à disposition des espaces numériques ouverts à tous, sur la base de tarifs municipaux harmonisés. Créer un dispositif de forfait numérique social à très bas prix pour permettre à chacun d’accéder à internet et accompagner et former les habitant·es avec les associations.
    • Travailler avec les associations subventionnées pour mettre progressivement en place un dispositif de quotient familial inspiré du dispositif communal.
    • Engager une étude et un débat sur l’opportunité et la faisabilité d’un revenu universel local.
    • Promouvoir l’accueil de personnes condamnées à des peines de probation au sein des services de la Ville et de ses partenaires.

 

  • Cf. partie “Logement : un droit fondamental” pour les mesures sur ce thème. 

 

Créer un vrai service public de la dépendance et des personnes âgées

  • Ouvrir de nouvelles places en EHPAD, y compris en construisant un nouvel établissement, et accompagner les structures de maintien à domicile pour qu’elles obtiennent l’habilitation sociale départementale. 
  • Privilégier les solutions publiques ou associatives pour garantir des conditions d’accès financièrement accessibles à tous.
  • Développer des projets d’établissements permettant l’ouverture des structures vers le quartier tant pour les usager·es que pour les habitant·es, et étudier la pertinence d’un transfert à Grand Chambéry de l’offre d’hébergement et de maintien à domicile.
  • Développer des établissements adaptés à la très grande dépendance.
  • Renforcer les services d’accompagnement administratif, d’accueil, d’échanges et d’information des aidant·es.
  • Rétablir les manifestations de convivialité au bénéfice des aîné·es (thé dansant, semaine bleue…).

Proposer une ville inclusive : l’enjeu du handicap

  • Intégrer les personnes en situation de handicap dans la réflexion des projets municipaux par la création d’un comité consultatif municipal du handicap, et notamment par la construction d’un nouveau plan de mobilité qui leur permette d’être autonomes dans leurs déplacements, en toute sécurité.
  • Accompagner l’inclusion en désignant un correspondant « Handicap » au sein des services de la Ville, chargé d’accompagner les structures concernées.
  • Valoriser les différences en menant des actions de sensibilisation à destination du grand public, en faisant se rencontrer les acteurs et en se mobilisant pour des journées festives autour des différences.
  • Faciliter l’accès au logement en sensibilisant les Commissions d’attributions des logements sociaux aux problématiques du handicap.
  • Rendre les services publics et la communication municipale accessibles à tou·tes (aires de jeux, accessibilité des bâtiments, services publics en braille, facile à lire et à comprendre (FALC), langue des signes, audiodescription, etc.).
  • Engager une réflexion sur l’accompagnement des personnes en situation de handicap vieillissantes, en lien avec Grand Chambéry et le département.
  • Travailler à l’inclusion des enfants en situation de handicap tant dans les écoles que dans les lieux culturels, sportifs et de loisirs, en inscrivant cet objectif dans les conventions qui les lient avec la ville, et en sensibilisant le personnel municipal.
  • Mettre en place des partenariats entre les structures d’accueil et les structures médico-sociales et sanitaires (information, sensibilisation, formation).
  • Développer un plan pluriannuel d’investissement pour l’accessibilité des écoles, des maisons de l’enfance et des centres de loisirs.

Mesures clefs

  • Cet été et à la rentrée, un programme d’activités et de soutien aux familles et aux enfants en réponse à la crise
  • Un projet éducatif territorial monté en partenariat avec tous les acteurs de la vie sociale
  • Un dialogue renforcé avec les acteurs éducatifs pour une école de qualité
  • Des moyens humains et financiers supplémentaires pour la réussite éducative
  • Une extension des horaires d’accueil des enfants dans les services municipaux (crèches, écoles)

Mesures détaillées 

Refonder un projet éducatif d’ensemble en partenariat avec les acteurs de la vie sociale. 

  • Repenser l’organisation des temps périscolaires, à l’écoute des parents d’élèves et de la communauté éducative : études surveillées, animations et ateliers éducatifs pour l’ensemble des enfants en lien avec les associations, clubs, et équipements de proximité. 
  • Créer une plateforme d’information globale sur les animations 3-8 ans, compléter et rendre accessible financièrement l’offre d’animation dédiée aux 16-25 ans pour toutes les activités sportives, culturelles ou de loisirs organisées à Chambéry.
  • Veiller à l’intégration des enfants ou des jeunes qui ne viendraient pas spontanément dans les structures : animations hors les murs, soutien des initiatives (organisées ou informelles) portées par des jeunes eux-mêmes.
  • Coordonner la municipalité, les acteurs de l’éducation et de la prévention pour repérer les jeunes en difficulté et les orienter vers des dispositifs d’accompagnement adapté.
  • Améliorer la connaissance réciproque et le relais d’information entre la Ville et les acteurs de la vie étudiante sur différents événements que chacun organise.
  • Défendre l’implantation de l’Institut national supérieur du professorat et de l’éducation (INSPE) à Chambéry.

Renforcer le dialogue avec la communauté éducative 

  • Créer et animer des moments de dialogue, intégrant l’ensemble de la communauté éducative, les parents, les enfants, mais aussi avec les agent·es de terrain, les mairies de quartier et les maisons de l’enfance, grâce notamment à des interlocuteurs et interlocutrices identifié·es dans les services municipaux pour soutenir la qualité de l’action éducative. 
  • Soutenir et revaloriser les professionnels de la petite enfance, dont la valeur est essentielle pour le développement des enfants et leur ouverture au monde (rémunération, formation, reconnaissance). 
  • Impulser une réflexion sur la parentalité et la mise en place de lieux d’accueil enfants-parents (LAEP). 

Favoriser la réussite scolaire et l’école inclusive

  • Rétablir 1 poste d’ATSEM par  classe, en lien avec les besoins identifiés par les conseils d’école, et accompagner les projets des écoles.
  • Elargir les horaires d’accueil des enfants de 7h30 à 18h30 et mettre en place de la gratuité sur les services périscolaires, sur un périmètre défini par concertation et notamment pour les plus modestes.
  • Repenser l’aménagement des cours d’école et des aires de jeu pour respecter l’égalité filles-garçons.
  • Être vigilant sur la place des écrans numériques dans les écoles maternelles.
  • Intégrer la Ville et ses partenaires dans une démarche liée à la protection des droits de l’enfant : lieux et temps d’expression de l’enfant, sensibilisation des acteurs et services municipaux aux droits de l’enfant.

Investir pour une école publique et un accueil de qualité 

  • Investir pour l’avenir de nos enfants : entretien et rénovation des bâtiments, pas de fusion d’écoles, crédits nécessaires pour l’équipement et les fournitures pédagogiques. 
  • Agir concrètement contre les risques de pollution et la présence de perturbateurs endocriniens dans les crèches et les écoles.
  • Améliorer la qualité des repas servis à la cantine (objectif 100 % bio, local ou de saison) et lutter contre le gaspillage alimentaire.
  • Végétaliser les cours d’école pour lutter contre les pics de chaleur, en déminéralisant les sols et en plantant des arbres.
  • Améliorer le réseau de bus en matière de desserte des campus de Jacob-Bellecombette et de Technolac.
  • Augmenter l’offre de logement étudiant en cœur d’agglomération.

Améliorer l’accueil des tout-petits 

  • Adapter l’offre d’accueil (crèches et haltes-garderies) aux besoins des familles : extension des horaires (7h30-18h30).
  • Étudier l’ouverture d’un accueil collectif pour les familles aux horaires atypiques (18h30-20h) et un service ponctuel de garde aux demandeurs d’emplois.
  • Accompagner la création de structures d’accueil collectif.
  • Développer en partenariat avec les maisons de l’enfance, des ateliers et activités de groupes pour les assistant·es maternelles (hors vacances scolaires).

Mesures clefs

  • Une restauration 100 % bio, de saison ou locale dans les écoles, crèches et EHPAD d’ici 2026
  • Davantage de nature en ville, de nouveaux parcs publics, la protection du bien-être animal
  • Une amplification de la rénovation thermique (logements sociaux, soutien aux propriétaires privés)
  • La préservation des terres agricoles pour une autonomie alimentaire

 

Mesures détaillées 

Lancer une démarche de transition co-construite sur le territoire

  • Créer un Conseil chambérien de la transition écologique et solidaire composé de citoyen·nes, d’associations et de scientifiques afin d’évaluer et de suivre les actions engagées par la Ville, et porter une démarche similaire à l’agglomération.
  • Développer les programmes de sensibilisation et de conseil pour changer les habitudes des ménages, établissements scolaires et entreprises, essaimer les initiatives locales avec un lieu-ressource dédié.
  • Limiter la présence de la publicité sur l’espace public en renforçant le règlement local de publicité et en multipliant les panneaux d’expression libre.
  • Orienter les achats et les marchés publics vers les circuits courts, les énergies renouvelables et les produits bio, éco-conçus ou recyclés.

Impulser la transition énergétique

  • Lancer un plan ambitieux de rénovation thermique des bâtiments public (30 M€ sur 10 ans) en priorisant les “passoires thermiques”, et imposer la neutralité carbone pour les nouvelles constructions (logement sociaux et nouveaux quartiers/équipements).
  • Soutenir fortement la rénovation du parc privé (en privilégiant la rénovation à la déconstruction) en facilitant l’accès aux aides existantes et en mutualisant les dispositifs d’aide, conseil, financement et accompagnements des artisan·nes du territoire, notamment les financements nationaux et européens annoncés pour la sortie de crise.
  • Créer un schéma directeur énergétique du territoire encourageant les filières locales bois et énergie solaire (toitures solaires, centrales citoyennes), avec un portage public des investissements (SPL).
  • Viser 100% d’énergie locale et renouvelable sur le réseau de chauffage urbain et l’étendre aux communes limitrophes volontaires.

Construire une ville qui respire mieux et respecte le vivant

  • Développer les espaces de verts de proximité, mêmes les plus modestes, entretenus et créés avec les habitant·es (espaces de respiration, de rencontre, prairies fleuries, jardins partagés, vergers, etc.) et créer deux nouveaux parcs publics dans les quartiers qui en sont dépourvus.
  • Planter 3000 arbres au cours du mandat en y associant les élèves des écoles chambériennes et rétablir la Charte de l’arbre, y compris le barème patrimonial (coût pour toute destruction d’arbre).
  • Réintroduire de la nature en ville par la lutte contre l’imperméabilisation des sols (reconstruction des éléments paysagers après travaux, bandes végétalisées, pieds d’arbres fleuris, stationnements enherbés et boisés), des aménagements limitant les hausses de température (matériaux naturels, végétalisation des toits et façades, fontaines d’eau potable, etc.) et des continuités végétales.
  • Proposer une politique de nature et de biodiversité ambitieuse à l’échelle de l’agglomération (trame verte pour les espaces naturels, trame bleue pour les zones humides et la ressource en eau, trame brune pour la qualité des sols et trame noire pour la limitation de la pollution lumineuse nocturne).
  • Défendre l’intégrité et le bien-être animal à travers une commission en charge de proposer des mesures pour préserver et développer l’ensemble du vivant.

Relocaliser la production agricole pour une alimentation saine

  • Assurer 100 % d’alimentation biologique, de saison ou locale dans la restauration collective municipale d’ici à 2026 (en visant les 3 indicateurs simultanément chaque fois que le marché le permet, et en soutenant l’offre quand nécessaire), et généraliser une alternative végétale.
  • Préserver et développer les terres à vocation agricole du bassin chambérien et des territoires voisins (Zones d’Agriculture Protégée et Périmètres de Protection des Espaces Naturels et Agricoles).
  • Soutenir l’activité agricole avec un Projet Alimentaire Territorial (incitations à l’installation d’exploitations agricoles, structuration des filières, notamment par les marchés publics et la politique foncière et immobilière).

Construire avec les habitant·es et les acteurs du territoire le “0 déchets”

  • Généraliser le compostage pour limiter au maximum la collecte de déchets (obligatoire d’ici 2023) notamment par les composteurs collectifs de résidence, de quartiers ou de villages (objectif de 50 à 100 installés par an sur le mandat), et évaluer avec les territoires voisins le potentiel de production d’énergie par méthanisation.
  • Soutenir les ateliers de réparation et les filières de réemploi, qui créent de la valeur pour les entreprises locales, et structurer d’une filière territoriale pour l’usage des matériaux de construction recyclés.
  • Etudier et mettre au débat la possibilité d’une tarification incitative à Grand Chambéry pour améliorer le tri des déchets et leur réduction.

Fabriquer la ville avec les habitant·es

  • Questionner l’expansion urbaine et lutter contre l’artificialisation (toute nouvelle opération conditionnée à une desserte de bon niveau à pied, à vélo et en bus), en retravaillant le Schéma de Cohérence Territorial et le Plan Local d’Urbanisme H.D.
  • Etudier la création d’une agence d’urbanisme à l’échelle de Métropole Savoie, faciliter l’accès aux documents d’urbanisme au grand public et organiser des ateliers permanents d’urbanisme.
  • Prendre le temps de réévaluer et organiser une vraie concertation sur les grands projets d’urbanisme en cours (Vétrotex, Rubanox, Cassine) pour les faire évoluer vers plus d’ambition en matière de transports doux, de consommation énergétique, de bilan carbone et de végétalisation.

Mesures clefs

  • Une ville apaisée et sécurisée pour les enfants, les personnes âgées ou à mobilité réduite
  • Un réseau de bus repensé pour desservir tous les quartiers et faciliter les correspondances
  • Plus de moyens pour un plan vélo et piéton ambitieux et concerté
  • Une renégociation du projet du parking Ravet pour un aménagement plus respectueux des riverain·es, du patrimoine, des paysages et donc de l’attractivité du centre-ville

 

Mesures détaillées 

Accompagner la sortie de crise sanitaire

  • Créer immédiatement des aménagements cyclables temporaires sur les axes demandés en priorité par les usager·es, suivant les recommandations d’associations d’usager·es.
  • Elargir les trottoirs là où c’est nécessaire pour permettre la distanciation physique.
  • Encourager les principaux employeurs et employeuses à maintenir et développer le télétravail pour réduire les déplacements contraints, et étaler leurs horaires d’entrée et de sortie pour étaler les heures de pointes. La ville sera exemplaire avec une mise à jour du Plan de Déplacement de l’Administration.

Impulser la transition vers les modes de transport doux

  • Diminuer la place de la voiture en ville, par le report d’une part importante des déplacements vers la marche, le vélo et les transports en commun, suite à une concertation large avec tous·tes les habitant·es, les usager·es et les associations.
  • Augmenter significativement les investissements pour les aménagements cyclables (objectif de 2M€/an) afin de réaliser le Schéma directeur cyclable en 10 ans (stationnement, sécurisation des parcours, pérennisation de l’aide à l’achat de vélos à assistance électrique, etc).
  • Développer les zones à 30 km/h en réservant la limite 50 km/h aux axes structurants en agglomération ainsi que les zones de rencontres et aires piétonnes, afin que tous les usages coexistent avec sérénité et respect, en particulier les piéton·nes.
  • Encourager le covoiturage et l’autopartage, y compris financièrement et en concertation avec les entreprises (avec l’expertise de l’Agence Ecomobilités), pour réduire la circulation sans pénaliser ceux qui n’ont pas d’alternative à l’automobile.
  • Supprimer la subvention annuelle (Grand Chambéry, Grand Lac, Département) de 500 000 euros à la société d’autoroute AREA pour la réinvestir dans le soutien aux autres modes de déplacement.
  • Repenser le plan de stationnement sur la base de données transparentes, le dimensionner en tenant compte du développement des alternatives à la voiture, renégocier le parking Ravet (hauteur, capacité, intégration paysagère) et la délégation de service public associée.

 

Repenser le réseau de bus au service des habitants

  • Repenser le réseau de bus en concertation avec les habitant·es et avec une enquête ménages déplacements attendue depuis plusieurs années.
  • Augmenter significativement l’offre (budget de 3 M€/an), afin d’assurer une desserte suffisante pour tous les quartiers et communes de l’agglomération. Proposer notamment de créer une cinquième ligne Chrono entre le secteur de Bellevue et les Hauts de Chambéry, via la Cassine avec des extensions sur le Biollay d’une part, et les Combes / Croix-Rouge d’autre part, et d’améliorer la desserte des Bauges.
  • Investir pour améliorer le réseau : relancer la création de sites propres et voiries aménagées et garantir la mise en accessibilité de tous les arrêts pour les personnes à mobilité réduite, restaurer un centre d’échange unique en centre-ville pour faciliter les correspondances, faire évoluer la flotte des bus vers des énergies moins polluantes.
  • Mettre en place la gratuité des bus pour les plus modestes, les jeunes et les personnes âgées, ainsi que le samedi (pour faciliter l’accès aux commerces), et étudier la faisabilité financière d’une gratuité totale.
  • Impulser une coopération avec les collectivités voisines : autorité organisatrice des mobilités commune avec Grand Chambéry, Grand Lac et Coeur de Savoie, promotion du vélo+train à l’échelle du Sillon Alpin, billetterie unique pour simplifier l’usage.

Mesures clefs

  • Une ville conviviale et qui bouge au service du lien social, de la vie des quartiers et de son rayonnement
  • Un soutien à la diversité de la création et de l’expression artistique professionnelle et amateure
  • Un accès plus facile pour chacun·e et notamment les jeunes aux structures et activités culturelles

Mesures détaillées 

Se donner les moyens

  • Nommer un·e adjoint·e pleinement dédié·e à la culture et co-construire le projet culturel de Chambéry avec les acteurs de la culture et les habitant·es intéressé·es de tous les quartiers.
  • Créer une équipe dédiée entièrement à la culture au sein des services de la ville.
  • Instaurer une équité et une transparence de traitement entre les acteurs culturels pour l’obtention des moyens nécessaires – subventions, soutien administratif et logistique – à la mise en place de leurs projets.
  • Penser la politique culturelle en transversalité de l’ensemble des politiques publiques (éducation, urbanisme, espaces verts, sport, social, vie commerçante…).

Coopérer avec le(s) territoire(s)

  • Mutualiser des outils et coordonner les initiatives au niveau de l’agglomération, et en lien avec les territoires voisins (Lac du Bourget, Annecy, Avant-pays savoyard, Chartreuse…).
  • Proposer d’élargir les compétences de Grand Chambéry dans l’enseignement des pratiques artistiques, de la lecture publique et de la gestion des lieux d’exposition.
  • Impulser du lien entre les lieux culturels de l’agglomération : partage des agendas culturels, circulation des publics, rayonnement des évènements, cohérence des tarifications, mise à disposition d’espaces et de lieux de travail pour des résidences, etc.
  • Ouvrir une discussion sur la mise en cohérence des différents modes d’interventions institutionnelles (Département, Région, Etat) et sur les capacités et priorités respectives dans le soutien apporté aux acteurs.

Soutenir les acteurs

  • Proposer une politique cohérente de soutien aux artistes professionnel·les et notamment à l’émergence artistique (jeunes artistes ou nouvelles formes artistiques).
  • Encourager la création de manifestations d’envergure autour des arts plastiques et des musiques actuelles.
  • Soutenir les festivals emblématiques de Chambéry et encourager les initiatives nouvelles.
  • Rétablir une programmation culturelle au Scarabée et rouvrir La Soute sur la base d’un projet et d’une gouvernance partagées.
  • Améliorer la disponibilité des salles municipales et des lieux de répétition pour les artistes.

Penser collectif 

  • Mettre à disposition un lieu pour l’installation d’une matériauthèque gérée par les associations et les festivals locaux.
  • Favoriser une plus grande collaboration entre les établissements (médiathèques, Espace Malraux et autres salles de spectacle, Cité des Arts, musées, CIAP, Arc en Cirque, etc.) sur la question d’une place pour tou·tes et chacun·e dans l’offre culturelle mais également pour favoriser le partage d’outils et de compétences.
  • Expérimenter la mise à disposition d’une billetterie unique en ligne pour les acteurs culturels.
  • Créer un pôle de compétences pour accompagner les acteurs à investir des lieux éphémères, pour inventer et expérimenter de nouveaux modèles de vivre ensemble (lieux d’activité et d’économie partagée, lieux de convivialité intergénérationnels, lieux de créativité et d’innovation, etc.).

Pour une ville qui bouge et qui innove

  • Créer des lieux artistiques éphémères dans les secteurs concernés par des mutations urbaines (Rubanox, le quartier de la Cassine par exemple).
  • Ouvrir l’espace public aux manifestations et actions culturelles.
  • Proposer une programmation estivale cohérente plus étoffée qu’actuellement avec une carte blanche confiée à des artistes et designers contemporain·es.
  • Mettre en valeur le patrimoine historique de Chambéry grâce à un parcours de découverte du centre-ville et à l’intégration du label « Ville d’art et d’histoire » à la programmation culturelle.
  • Soutenir des initiatives permettant la rencontre entre les arts vivants et les patrimoines (architectural, paysager, industriel, historique…).
  • Impulser des dynamiques permettant de faire revivre les fêtes et repas de quartiers, de créer des instants simples de partage et de rencontres populaires dans tous les quartiers.

Pour la/les culture(s) partout, par tous et pour tous

  • Créer un Parcours culturel pour faire découvrir gratuitement une pratique culturelle et artistique à tous les enfants de 6 à 10 ans, et développer les programmes d’éducation artistique dans les écoles.
  • Trouver des espaces propices à une plus grande visibilité des pratiques en amateur.
  • Introduire le principe du billet « suspendu » dans les institutions culturelles à Chambéry, au bénéfice des plus démuni·es.
  • Inciter les institutions culturelles à proposer une programmation dans les quartiers et notamment ceux concernés par le programme national de renouvellement urbain (Bellevue, Biollay, Hauts de Chambéry).
  • Soutenir l’accueil par chaque centre socio-culturel d’un·e artiste ou d’une compagnie en résidence.
  • Renforcer la Maison des Jeunes et la Culture (MJC) et en faire un pôle de médiation culturelle pour les jeunes.
  • Etre vigilant·es à l’expression de cultures ou formes culturelles plus rares ou issues de la diversité de nos traditions ou mémoires.

Mesures clefs

  • Mettre la santé au cœur de l’action municipale (activités sportives, éducation/prévention, restauration collective saine et de qualité…)
  • Lutter contre toutes formes de pollutions (air, eau, bruit) et les perturbateurs endocriniens
  • Mobiliser des moyens pour impulser l’implantation de professionnels de santé dans les quartiers

Mesures détaillées 

Mettre la santé au cœur de l’action municipale

  • Nommer un·e adjoint·e chargé·e de la Santé et renforcer le service municipal de santé publique afin d’intégrer la santé dans l’ensemble des politiques de la ville.
  • Redéfinir un Contrat Local de Santé et mettre en place une commission Santé incluant notamment les professionnel·les de santé et les habitant·es.
  • Réaliser un diagnostic local de santé et lancer un plan Santé-Environnement pour une action cohérente sur les conditions de vie, la qualité des milieux et la résilience du territoire face aux changements climatiques.

 

Garantir un accès à la santé pour toutes et tous

  • Agir prioritairement dans les quartiers politiques de la ville, car les inégalités en matière de santé sont liées aux inégalités sociales.
  • Faciliter le regroupement et l’installation des professionnel·les de santé dans tous les quartiers (maison de santé pluridisciplinaires et mesures incitatives) et l’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite.
  • Améliorer la desserte du centre hospitalier en transports en commun.
  • Informer largement les habitant·es sur leurs droits afin qu’il n’y ait plus de renoncement aux soins pour des raisons financières.
  • Faciliter l’accès à une complémentaire santé pour toutes et tous, notamment en étudiant la possibilité de négocier une offre de mutuelle communale accessible sans conditions, en lien avec le CCAS.

 

Permettre un cadre de vie sain

  • Viser l’élimination de l’exposition aux perturbateurs endocriniens telle que proposée dans la charte d’engagement « Villes & Territoires sans perturbateurs endocriniens ».
  • Proposer une alimentation saine et de qualité dans la restauration collective (crèches, écoles, seniors) et en abandonnant les contenants en plastique potentiellement dangereux pour la santé.
  • Équiper les parcs et espaces verts pour qu’ils deviennent des lieux de jeux, d’activité physique et de convivialité (et engager la ville dans une démarche de Ville sans tabac, en créant des espaces extérieurs sans tabac).
  • Favoriser le développement du dispositif « Bouger sur prescription » qui encourage l’activité physique des personnes qui en sont le plus éloignées, en lien avec les professionnels de santé et du sport.

 

Venir en soutien des personnes fragiles

  • Ouvrir les EHPAD sur leur environnement et la vie de quartier, proposer aux résident·es des activités permettant le maintien de la condition physique, en lien avec le Département.
  • Renforcer la prévention et la réduction des conduites addictives, en lien avec l’action des professionnels de santé et des travailleurs sociaux.
  • Accompagner et inclure les personnes souffrant de troubles psychiques, et relancer l’activité du Conseil local de santé mentale pour mieux coordonner les acteurs et agir pour un mieux-vivre ensemble.

Mesures clefs

  • Donner accès à toutes et à tous au sport et à une formation sportive de qualité
  • Soutenir les associations sportives
  • Encourager les animations qui rapprochent les publics et les coopérations entre clubs sportifs, centres sociaux et maisons de l’enfance

 

Mesures détaillées 

Intégrer le sport dans l’action municipale

  • Doter Chambéry d’un projet sportif 2020-2026 à l’échelle de la ville, de l’agglomération et du bassin de vie, et proposer des mutualisations à moyen-terme avec l’agglomération Grand Lac.
  • Créer une commission consultative des sports.

 

Encourager les expériences sportives chez les jeunes

  • Encourager l’engagement des jeunes dans les instances dirigeantes des associations sportives.
  • Élargir le dispositif des « coupons sport » de l’Agence Nationale des Chèques Vacances et amplifier le fonctionnement de l’école municipale de découverte des sports.

 

Soutenir et mettre en lien les associations sportives

  • Soutenir la vie associative sportive sur la base de critères partagés et transparents d’attribution des subventions et des mises à disposition de moyens, par des conventions partenariales pluriannuelles.
  • Encourager les associations sportives à s’ouvrir à tous les publics et à s’impliquer dans d’autres politiques municipales (santé, solidarité, citoyenneté, éducation, qualité de vie, etc.).

 

Donner accès au sport à tou·tes

  • Elargir l’accès aux équipements sportifs existants avec des plages d’ouverture mieux adaptées et une meilleure coordination avec les communes voisines, le Département, la Région, l’Université.
  • Encourager les animations qui rapprochent les publics (programmes « Déclics sportifs » ou « Ambition 2024 »), et les coopérations entre clubs sportifs, centres sociaux et maisons de l’enfance.
  • Renforcer le soutien au sport amateur pour en donner accès à toutes et à tous, en gardant à l’esprit les questions d’égalité femme-homme et de diversité.
  • Proposer des circuits de sports de nature (randonnée pédestre, trail, VTT, VAE, canyoning, cyclotourisme, canoë…) en lien avec les deux parcs naturels régionaux voisins – Bauges et Chartreuse – et les lacs du Bourget et d’Aiguebelette.

 

Soutenir le sport de haut niveau 

  • Soutenir les filières d’accès et de formation aux sports de haut niveau.
  • Candidater pour accueillir de nouveau de grands évènements sportifs et soutenir les clubs qui participent au rayonnement de la ville dans leur développement.

Mesures clefs

  • Un soutien aux commerces de proximité, à l’animation du centre-ville, à l’innovation et l’expérimentation (tiers-lieux, numérique…)
  • Stop aux nouvelles zones commerciales en périphérie de Chambéry
  • L’encouragement de nouvelles activités économiques locales qui répondent aux besoins du territoire : économie sociale, solidaire et circulaire
  • La lutte contre la pauvreté en impulsant un « Territoire Zéro chômeur de longue durée »

 

Mesures détaillées 

Créer des emplois de qualité pour tous

  • Expérimenter dès que possible dans Grand Chambéry le dispositif national « Territoire Zéro chômeur de longue durée », qui permet de transférer l’indemnité chômage à une entreprise adaptée afin qu’elle puisse financer une embauche en CDI.
  • Renforcer l’action de la Mission Locale Jeunes et coopérer avec Pôle Emploi pour faciliter l’orientation et l’accompagnement à l’emploi des jeunes, et offrir davantage de visibilité à l’emploi local dans les quartiers.
  • S’engager fortement en faveur de l’apprentissage en lien avec les entreprises et développer les contrats d’apprentissage et d’alternance dans les projets menés par la Ville et Grand Chambéry.

Donner la priorité au commerce de proximité

  • Instaurer un moratoire immédiat pour stopper le développement de surfaces commerciales situées en périphérie de Chambéry (proposition à l’agglomération).
  • Promouvoir l’attractivité du centre-ville en concertation avec tous les acteurs concernés (économie, logement, patrimoine) : nommer un “manager du centre-ville” pour accompagner les commerçants, concrétiser le plan “Action Cœur de ville” signé avec l’Etat avec pour objectif zéro commerce vide (boutiques éphémères, mutualisation de locaux, nouveaux concepts commerciaux, loyers progressifs, etc.).
  • Rétablir le stationnement de surface gratuit entre 12 heures et 14 heures pour soutenir notamment l’activité de restauration.
  • Renouer un dialogue de confiance avec les commerçant·es par une concertation préalable systématique aux projets de d’aménagement et de circulation et par un plan d’animation co-construit, en lien avec la programmation culturelle et sportive.
  • Revoir le plan de circulation, l’organisation du réseau de transports en commun et celle des modes doux pour rendre le centre-ville plus accessible.
  • Repenser le marché de Noël pour en faire une véritable locomotive commerciale et un lieu d’attractivité festif et touristique, et élargir le périmètre des illuminations des fêtes de fin d’année à d’autres quartiers.

 

Relocaliser l’économie

  • Développer une offre innovante de locaux partagés et de tiers-lieux (en s’appuyant sur les parcs d’activités), repenser le projet de la Cassine.
  • Soutenir l’économie sociale et solidaire, coopérative et innovante (subventions, locaux, guichet unique d’appui aux acteurs de la transition, label local, etc.), faciliter le développement de l’artisanat local et de l’économie de la transition, notamment les ateliers de réparation, les commerces coopératifs et les filières de réemploi.
  • Développer la monnaie locale, l’Elef, au service de la relocalisation de l’économie (y compris pour les services municipaux).
  • Utiliser le levier de la commande publique pour valoriser l’économie locale et responsable, retrouver la maîtrise de nos données et de notre informatique en privilégiant le logiciel libre et les standards ouverts.
  • Mobiliser l’épargne citoyenne locale pour les investissements de la collectivité et les projets citoyens et lancer un concours d’idées de projets socialement utiles appuyé par la ville (“start-up de territoire”).
  • Développer un tourisme de proximité et respectueux de l’environnement, en partenariat renforcé avec les deux Parcs Naturels Régionaux, le Géopark, et le patrimoine de la capitale historique de la Savoie.

Mesures clefs

  • Une offre de logement social confortée
  • Un objectif de neutralité carbone des nouvelles constructions

Mesures détaillées 

Produire des logement accessibles et attractifs

  • Réduire le stock de logements vacants en centre-ville en soutenant les propriétaires privés pour éviter la dégradation des copropriétés (accompagnement financier, guichet unique pour les travaux, soutien à la reconversion/division de logements trop grands) et en étudiant la possibilité d’une taxe sur les logements vacants.
  • Conforter la réhabilitation des logements du parc social (notamment à Mérande, Chantemerle, Biollay) et relancer une politique de construction de logement sociaux à l’échelle du Grand Chambéry pour réduire les listes d’attentes (en poussant pour moduler les aides financières de l’agglomération aux communes en fonction). Garantir la transparence dans l’attribution des logements.
  • Soutenir techniquement et financièrement l’habitat partagé et alternatif (habitat participatif, programmes mixtes logements/services, habitat intergénérationnel, colocation active, mini-habitat/déplaçable, pension de famille, etc.).
  • Expérimenter le dispositif du bail réel solidaire (Organisme de Foncier Solidaire), qui, en dissociant le foncier du bâti, permet à des ménages des classes moyennes de devenir propriétaire de leur résidence principale, et de lutter contre la spéculation.

Un toit pour tou·tes

  • S’assurer d’une offre de logement adaptée aux personnes vivant sous le seuil de pauvreté (loyers, charges…) dans le parc des bailleurs sociaux et tout faire pour éviter les expulsions locatives sans relogement en fournissant des solutions de relogement d’urgence et en faisant pression pour interdire les coupures d’eau, d’électricité et de gaz.
  • Mettre en place le permis de louer afin de lutter avec détermination contre l’habitat indigne.
  • Augmenter la capacité d’accueil des victimes de violences conjugales et leur proposer un accompagnement social spécifique.
  • Trouver une solution pérenne à la création avec le département d’une offre de 200 hébergements sociaux d’ici 2026 à l’échelle de l’agglomération, et faire en sorte que des lieux d’accueils, rénovés et entretenus, soient ouverts tous les jours, en lien avec les services de l’Etat.

Chambéry est une ville ouverte sur le monde grâce à ses nombreuses coopérations et son tissu associatif dense. Nous voulons renforcer ses atouts en approfondissant la coopération avec Turin et l’Italie du Nord (tourisme, culture, université), maintenir des liens forts avec le Burkina Faso malgré le contexte, et ouvrir la coopération décentralisée vers d’autres territoires de montagne, à l’image de notre identité alpine, et/ou vers une collectivité d’un pays candidat à l’adhésion à l’Union Européenne.

 

Cette politique de coopération sera couplée d’un accent mis sur l’éducation au développement et à la solidarité internationale, de façon transversale et en lien avec les acteurs du territoire. Les acteurs têtes de réseau seront mobilisés pour aider les associations à déposer des demandes de financements, notamment européens.

Enfin, un Conseil des résidents européens sera créé pour faciliter leurs démarches administratives.

Tout en soutenant les investissements d’avenir, nous stabiliserons la fiscalité. Nous défendons un service public dont l’intérêt général sera garanti par une collaboration respectueuse entre élu·es et agent·es.

 

Une attention toute particulière sera portée aux effets de la crise sanitaire sur le travail, la santé et le bien-être des agent·es. Nous travaillerons également sur les problématiques concrètes de vie des employé·es municipaux, en restaurant un dialogue social basé sur le respect mutuel. Nous proposerons une évolution du fonctionnement des services vers plus de transversalité, d’initiatives et d’écoute, tout en clarifiant et assainissant la relation élu·es/cabinet/direction générale/services.

 

Nous veillerons à un usage responsable des finances publiques, en évitant les dépenses d’investissement somptuaires et en évaluant et renégociant (ou repassant en régie quand ce mode de gestion se révèle le plus efficace au regard de notre projet) les délégations de service public. Nous renforcerons le pacte financier et fiscal conclu entre l’Agglomération et ses communes pour plus de solidarité, et mènerons un dialogue serré avec l’Etat, la Région, le Département pour défendre les intérêts de la ville.

Notre projet s’inscrit à l’échelle de Grand Chambéry. Nous travaillerons en confiance et solidarité avec les communes et les intercommunalités du Sillon Alpin pour que notre ambition soit portée à la bonne échelle territoriale (déplacements, coopération universitaire, agriculture, développement économique…).

 

Nous relancerons la réflexion sur la mutualisation de services municipaux avec ceux de l’agglomération (cf. les propositions thématiques à ce sujet), de façon consensuelle et dans un objectif d’efficacité partagée. Nous renforcerons les coopérations avec les collectivités limitrophes (Plan alimentaire territorial à l’échelle de la Combe de Savoie, syndicat mixte des transports d’Aix-les-Bains à Montmélian, etc.).

 

Une partie des mesures présentées dans ce projet dépendent des compétences de l’agglomération Grand Chambéry, nous ferons notre maximum si nous sommes élu·es pour les y promouvoir, mais elles seront nécessairement amendées par les discussions et compromis avec les autres communes avec qui nous partageons notre territoire.